L'expression « armoire de fer » désigne un coffret en fer servant à conserver des documents importants. On la retrouve fréquemment, notamment, en référence à une cachette dans les appartements de Louis XVI au palais des Tuileries, où étaient conservés des documents secrets. L'existence de cette armoire, dissimulée derrière des boiseries, fut révélée publiquement en novembre 1792 à Jean-Marie Roland, vicomte de La Platière et ministre girondin de l'Intérieur.
La plupart des pièces de correspondance du cabinet impliquaient des ministres de Louis XVI, dont Armand Marc, comte de Montmorin , Claude Antoine de Valdec de Lessart , Bertrand de Molleville , Cahier de Gerville et Charles François Dumouriez .
D'autres lettres concernaient des figures importantes de la Révolution, comme le général Antoine Joseph Santerre , Lafayette , Antoine Rivarol et Charles Maurice de Talleyrand-Périgord . Des rumeurs circulaient selon lesquelles seuls certains documents auraient été rendus publics, tandis que d'autres auraient été détruits. Le ministre de l'Intérieur, Roland, aurait joué un rôle à cet égard et aurait pu détruire des documents impliquant son collègue Danton .
Conséquences
Après la découverte de l' armoire de fer , la dépouille de Mirabeau fut transférée du Panthéon . Le 20 novembre 1792, Jean-Marie Roland déposa ces archives – du moins ce qu'il en restait (et elles étaient considérables) – auprès de la Convention nationale , déjouant ainsi toutes les manœuvres visant à empêcher le procès de Louis XVI. Sur ordre de la Convention du 6 décembre 1792, nombre de ces documents furent publiés par l'Imprimerie nationale entre 1792 et 1793.